La banalité du mal – deuxième ébauche : la traduction

Date / Heure
Date(s) - 20 avril
20:00

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→ Ensemble Eklektikk & Cie Science 89

Lieder de Schubert & Installation (Juliette Reibel, soprano / Manon Letort, clarinette / Natasha Brouat, soprano / Robin Sansen Caldero, ténor / Pianiste accompagnateur (Amaury Lacaille)

Der Hirt Auf Dem Felsem – Le Patre sur le Rocher

Die Junge Nonne – La Jeune Nonne

Der Wegweiser – Le Poteau Indicateur (Extrait du Winterreise – Voyage d’Hiver)

Gretchen Am Spinnrade – Marguerite au Rouet

Der Tod und Das Mädchen – La jeune fille et la mort

Dans une installation de Laurine Aoustin :

Dans un premier temps ce projet a émergé comme une évidence dans ma tête quand j’étais en caisse à Carrefour. J’y ai passé un an et quand on travail plusieurs heures, immobile, à faire quelque chose de très mécanique, on se perd facilement dans nos pensées.

Le contexte de supermarché a énormément de failles. Il est vraiment nocif pour les personnes qui y travaille à cause du comportement des clients qui pensent égoïstement qu’ils valent mieux que nous.
J’avais et j’ai encore aujourd’hui beaucoup de choses à dire sur ce système qui me dégoute, sur les employés, sur les clients, sur les insultes, le manque de considération et la déshumanisation qu’entrainent les métiers à la chaine.

Concerto en Rem K466 de W.A. Mozart :  Amaury Lacaille (Piano Solo) & Quintette

Requiem en Rem Robin Sansen Calderò : Robin Sansen Caldero, composition & direction / Malie Boudin, soprano solo / Natascha Siehoff, soprano solo / Orchestre composé par Robin Sansen Calderon / Chœur Villeneuve & Choristes rassemblés par Robin Sansen Calderò

 

Plasticiens exposant dans le hall :
Louise Laborie, arts graphiques & appliqués : Gravures sur cuivre
C’est Gordon Bell, ingénieur en informatique chez Microsoft, qui invente le concept du
lifelogging dans les années 90. Sa grande idée est de constituer une « e-mémoire », de la
mettre au service de l’Homme pour compléter sa mémoire naturelle, la « bio-mémoire »,
et de posséder l’archivage le plus complet et infaillible de son passé. Il stock absolument
tout : livres, factures, brochures, bulletins de santé, photos ainsi que ses données GPS et
biométriques qu’il range méticuleusement dans des dossiers numériques.
En pratiquant ce qu’il nomme le lifelogging, il va plus loin et enregistre tous les faits et
gestes de sa journée à l’aide d’une petite caméra, portée autour du cou, qui prend une
photo toutes les six secondes. C’est ce que décide de faire Louise Laborie la journée du
21 novembre 2017 mais d’une toute autre manière. Elle réalise dix
gravures sur cuivres retraçant les évènements de sa journée. L’utilisation de cette
technique analogique aux antipodes du numérique pose directement la question :
« Quand on ne peut pas tout garder, qu’est ce qui doit rester ? Que doit-on graver dans la
mémoire, dans le cuivre à jamais ? »

Louise Campion, plasticienne : La série SELFIE a pour but de mettre en évidence le contraste entre l’échelle monumentale des grandes questions planétaires telles que le Changement climatique, la Faim dans le monde, le Racisme… (ici l’Homophobie) et l’infinie petite échelle de notre monde personnel, et d’exprimer ainsi l’impuissance ressentie par la plupart, seuls, face à ces problèmes.
L’univers d’un selfie est très personnel, c’est un espace intime délimité par la personne qui le prend à travers les cadres de son écran de smartphone. Celui-ci se place lui-même comme sujet central d’une image généralement destinée à être vue par d’autres, dans un espace très défini qui ne tient pas compte de tout le reste. En plaçant ce texte sur l’étui du téléphone, parlant d’une manière plutôt familière et personnelle de la relation qu’une personne peut entretenir avec la haine contemporaine qui entoure sa sexualité, le contraste d’échelle est clairement marqué. Je force le spectateur à venir lire ce qu’il y a sur le téléphone. Le texte est long, écrit de façon un peu cachée: le spectateur doit se rapprocher de la toile, s’y attarder, se retirer, puis comprendre ce à quoi il est confronté, renforçant alors par ce changement de distance l’idée de contraste d’échelle

durée 2h
tarif 12€ / 8€
réservation : 07 70 32 14 77 amaury.lacaille@hotmail.com